Publié dans Swaps et challenges

Le challenge dont vous êtes le héros

Salut à tous,

J’ai décidé de participer à un challenge organisé par Sweetmeli sur livraddict, qui s’inspire des histoires dont on est le héro, j’étais tellement fan petite de ces histoires ! A chaque choix, pour avoir la suite de l’histoire, il faut valider une consigne avec un livre choisis pour l’occasion ! Voici l’histoire avec mes choix :

J’ai toujours voulu que ma vie ressemble à un roman. Pas un de ces romans ennuyants qui est bien trop proche de la réalité, mais une histoire avec du mystère, des rebondissements inattendus et des créatures fantastiques. Oui, j’étais assez folle pour avoir envie de rencontrer un vampire, un loup-garou ou même un fae au coin de ma rue… et en tomber amoureuse, pourquoi pas ?
Mais on dit qu’il faut toujours se méfier de ce que l’on souhaite. J’ai compris à quel point ce dicton était vrai ce jour-là !
Ça ressemblait pourtant à un lundi matin comme les autres : lorsque j’ai ouvert les yeux, j’ai entendu le bruit réconfortant de la cafetière en marche, puis les murmures de ma mère qui discutait avec mon beau-père. Sam, mon petit frère, est venu cogner à ma porte en me hurlant de me « grouiller le cul » parce que j’étais en retard. J’ai jeté un œil au réveil : 8h45. Il ne me restait que dix minutes avant le début des classes. J’ai sauté hors de mon lit, prestant contre mes parents pour ne pas m’avoir réveillé à l’heure et j’ai couru dans la salle de bain pour me préparer. J’essayais de faire vite pour attraper l’autobus… ou pour pouvoir supplier ma mère de m’amener au lycée, mais lorsque je fus enfin prête, la maison était silencieuse et j’avais manqué mon transport de deux minutes. Il ne me restait plus qu’un choix : marcher jusqu’au lycée.
Quoique… je pouvais aussi rester à la maison et flemmarder toute la journée. Je ne l’avais encore jamais fait, et comme j’allais bientôt recevoir mon diplôme, c’était l’occasion ou jamais de me dévergonder.
Ou bien… si je voulais véritablement faire quelque chose de nouveau pour moi, je pouvais aussi appeler Allan, mon voisin canon, et lui demander de passer me prendre. Il me l’avait proposé toute l’année, mais j’étais trop intimidée par sa beauté ténébreuse pour accepter.
Je sortis mon téléphone, mais hésitais un instant… que devais-je faire ?

Que choisissez-vous ?
Option 1: Vous décidez d’aller à l’école à pieds. Une petite marche vous fera du bien…
Option 2: Vous faîtes l’école buissonière et restez à la maison ! Vous le méritez bien !
Option 3: Vous appelez le beau Allan. Après tout, vous n’avez rien à perdre (sauf votre dignité s’il refuse) ! X

Consigne : Lire un livre avec un homme sur la couverture

=> Percy Jackson, le voleur de foudre, tome 1, de Rick 

J’ai regretté mon choix dès qu’Allan a répondu à mon appel, mais il était trop tard pour reculer ! Je l’ai attendu, de plus en plus nerveuse, et mes mains tremblaient littéralement lorsque son jeep s’est stationné dans l’entrée. Allan était mon voisin depuis deux ans, depuis que sa famille et lui avaient emménagé en ville, mais nous n’avions jamais eu une véritable discussion. Nous nous saluions dans les couloirs, sans plus. Plus j’y pensais, plus je me trouvais idiote de l’avoir appelé. Je n’allais pas être capable d’articuler un mot et après, il ne voudrait plus rien avoir à faire avec moi !
-Hey ! Ça va ? m’a demandé Allan par la fenêtre de sa voiture. Tu as toujours besoin d’un chauffeur ou non ?
J’ai acquiescé et je suis montée dans la voiture. Aussitôt, ses yeux d’un bleu intense se sont rivés sur moi et mon cœur s’est affolé dans ma poitrine.
-Allan… heu… merci. D’être venu. Je ne voulais pas être en retard et…
-Ça aurait été si terrible ? demande-t-il avec son sourire un brin arrogant. D’être en retard ?
Je n’ai rien répondu. Merde ! Je lui avais donné l’impression que je l’avais appelé simplement parce que je n’avais personne d’autre vers qui me tourner.
-Non ! Non ! Ce n’est pas ça ! Mais tu me l’as proposé souvent depuis le début de l’année et je me suis dit que c’était le moment…
Allan a posé une main sur la mienne et je me suis tu aussitôt.
-C’était une blague. Je sais bien que tu prends les études au sérieux. Et je t’admire pour ça.
-Oh !
Alors, j’ai souri comme une idiote. Ce n’était pas un gros compliment, mais c’était déjà ça.
-Et donc, continue Allan, pourquoi t’es-tu décidé à le faire maintenant ? Pourquoi as-tu accepté mon offre ce matin ?
Je n’ai jamais su d’où m’est venu le courage, mais je lui ai répondu alors la vérité :
-Je ne sais pas. Ce matin, j’avais envie de vivre dangereusement !
-Et c’est moi le plus grand danger dans ta vie ?
-Peut-être, ai-je répondu en essayant de paraître énigmatique et mystérieuse.
Allan a éclaté d’un rire grave et sexy. Mais tout l’était chez lui ! Il s’est alors tourné vers moi et il a lancé :
-Si tu veux vraiment vivre dangereusement, alors accompagne-moi. Je vais t’amener dans un endroit où tu n’es jamais allée. Que tu n’as même jamais imaginé.
-Heu… quoi ? Maintenant ?
Il a hoché la tête, sans jamais me lâcher du regard, et j’ai ressenti l’envie folle d’accepter.

Option 1 : Vous êtes bien décidé à vivre dangereusement alors vous acceptez, bien entendu ! Qui pourrait refuser quoi que ce soit à cet apollon ? X

Option 2 : Même si c’est difficile, vous refusez en prétextant un examen important que vous ne pouvez manquer, et vous lui proposez aussitôt de remettre cette sortie au vendredi suivant. En espérant ne pas avoir laissé passer votre chance…

Consigne : Lire un roman dans lequel le héro est en danger.

=> Phobos, tome 2, de Victor Dixen

Allan ne voulait rien me dire de l’endroit où nous allons. Selon lui, c’était une surprise et j’allais adorer. J’étais tellement impatiente que je me retenais de sautiller sur ma chaise. J’avais le plus grand mal à me concentrer sur notre conversation, mais heureusement, il ne semblait pas trop le remarquer. Puis, au milieu d’une phrase sur notre prof d’anglais, Allan a lâché plusieurs jurons et il a appuyé si fort sur l’accélérateur que la voiture a fait un bond vers l’avant.
-Attention ! Qu’est-ce qui te prend ?
-Désolé ! Accroche-toi bien, je vais devoir faire quelques manœuvres légèrement dangereuses !
-Quoi ?
Il allait de plus en plus vite, dépassant les autres voitures, comme si nous étions sur une piste de course.
-Quand je disais que je voulais vivre plus dangereusement, je ne pensais pas à ça !
Il a ignoré ma remarque.
-Allan ! Ralentis !
-Ne panique pas : j’ai de bons réflexes. Aucune chance que nous fassions un accident. Mais… on est suivi. Et si je n’arrive pas à les semer, on risque de gros ennuis.
-C’est une blague ?
De plus en plus paniquée, j’ai jeté un regard derrière nous, mais je n’ai rien vu. Merde ! Est-ce que je venais d’accepter de passer la journée avec un garçon paranoïaque qui n’avait aucune notion du danger ?
Si le but d’Allan était que je me sente comme dans un mauvais film d’action, c’était réussi !
Il est alors sorti de l’autoroute, puis a tourné plusieurs fois, jusqu’à ce que je sois totalement perdu. Puis il a juré de nouveau, avec des mots que je n’aurais jamais osé utiliser.
-Qu’est-ce qui se passe encore ?
-Ils ne sont plus là !
-C’est bon signe, non ? ai-je dit avec un soupir de soulagement.
-Non ! C’était trop facile ! C’est un piège…
Comme il disait cela, une voiture est sortie d’une rue croisée pour nous bloquer la rue. J’ai poussé un cri, pathétique je sais, et je me suis dit que finalement, Allan n’était pas parano : nous étions bel et bien suivi.
Il s’est pris la tête entre les mains un instant, puis s’est tourné vers moi, l’air grave.
-Je vais aller leur parler. Tu dois rester ici. Promets-moi de rester dans la voiture, quoi qu’il arrive.
-Heu… je…
J’ai secoué la tête. Je ne pouvais pas lui promettre ça ! Je n’étais peut-être pas la fille la plus courageuse, mais je n’allais pas me cacher s’il avait besoin de moi.
Il a pris mon menton entre ses doigts et m’a obligé à le regarder dans les yeux.
-Je peux me débrouiller avec eux, mais si tu sors… disons qu’on aura de gros ennuis.
J’ai hoché la tête. D’accord. J’allais rester dans la voiture. Sauf s’il se retrouvait en danger… Il a ouvert la boîte à gants et m’a tendu un poignard.
-Si jamais je n’arrive pas à les convaincre de nous laisser, essaie de te sauver avec la voiture et quand tu seras assez loin, appelle mon frère pour qu’il vienne me rejoindre. Ça, c’est juste au cas où…
Il a refermé mes doigts sur l’arme sans me laisser le choix. Puis il a déposé un rapide baiser sur mon front et il est sorti de la voiture pour aller rejoindre deux garçons, qui semblait plus vieux que nous de quelques années et qui étaient baraqués comme des armoires à glace, qui l’attendaient appuyés sur le capot de leur voiture.
Je les observais pendant qu’ils discutaient, les doigts serrés autour du poignard, et je me sentais perdue. J’avais l’impression qu’il se passait quelque chose dont je ne comprenais pas les enjeux. Est-ce qu’Allan faisait partie d’un gang de rue ? Est-ce qu’il vendait de la drogue ? Ou peut-être devait-il de l’argent à ces gars ? Je n’en savais rien, mais je n’aimais pas ça. J’aurais voulu appeler la police, mais Allan avait sûrement des raisons de ne pas le faire.
Et si j’appelais Nicholas ? Après tout, Allan m’avait demandé de le faire s’il avait des ennuis ! Même si les choses semblaient bien se passer jusque là, devais-je vraiment attendre que les deux armoires à glace s’en prennent à lui pour appeler à l’aide ? À ce moment-là, il serait peut-être trop tard…

OPTION 1 : Vous décidez d’appeler la police. Peu importe dans quoi Allan trempe, vous n’avez pas envie d’y être mêlée. Il vous faudrait plus qu’un joli minois pour vous mettre en danger comme ça !

OPTION 2 : Vous appelez Nicholas à l’aide. Vous n’avez aucune idée en quoi le petit frère d’Allan pourrait être utile, mais au moins, vous avez l’impression de faire quelque chose d’utile ! X

OPTION 3 : Vous êtes perdue et vous hésitez tellement sur l’attitude à adopter que vous décidez d’attendre encore un peu avant de prendre une décision…

Consigne : Lire un livre dans lequel un des personnages principaux a un frère.

=> Harry Potter, tome 1, de JK Rowling

-Qu’est-ce qui se passe ?
Je suis restée un instant muette, stupéfaite par cette réponse étrange.
-Heu… Nicholas ? Allan et moi, je crois qu’on a des ennuis. Deux gars nous ont suivis et… j’ai l’impression que… Allan m’a donné un couteau !
Ma voix a grimpé dans les aigus sur ce dernier mot. Un couteau ! Que veut-il que j’en fasse ? Comme si je pouvais faire du mal à qui que ce soit !
-J’arrive, dit Nicholas, puis il a coupé la ligne.
Sans même savoir où nous étions. J’ai fermé les yeux et j’ai pris de grandes respirations, espérant que ça me calmerait. Mais ne pas savoir ce qui se passait à l’extérieur était bien pire alors je les ai ouvert et je me suis avancée sur mon siège. Tout semblait bien se passer, peut-être que je m’étais affolée pour rien ?
Puis Nicholas est arrivé, et même s’il ne pourrait sûrement rien faire pour nous aider, j’ai poussé un soupir de soulagement. À deux contre deux, les forces étaient plus égales. La conversation s’est poursuivie pendant quelques minutes, puis Allan et Nicholas sont revenus dans la voiture. Sans un mot, le premier s’est tourné vers moi. Il a pris ma main dans les siennes et m’a fait desserrer les doigts qui tenaient toujours le poignard.
-Ça va aller. Tu n’en auras pas besoin. Tu peux le lâcher.
J’ai obéi et j’ai senti tout mon corps se détendre lorsqu’Allan a démarré la voiture et s’est éloigné des deux hommes qui nous observaient toujours.
-Qu’est-ce qui vient de se passer ? ai-je demandé. Qui est-ce ? Qu’est-ce qu’ils vous veulent ?
J’ai vu Allan jeter un œil à son frère à travers le rétroviseur puis il a dit :
-Mon crétin de frère a fait une erreur. Et maintenant c’est à moi de réparer.
J’ai moi aussi regardé Nicholas qui semblait honteux et furieux à la fois.
-Désolé, a-t-il marmonné. Tu sais que je ne me contrôle pas encore très bien.
Allan a grogné pour toute réponse.
-Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que tu as fait ? Est-ce que ce sont… des vendeurs de drogue ?
-Moins tu en sais, mieux c’est.
-Mais je veux savoir ! ai-je protesté. J’ai le droit de savoir dans quoi je m’embarque en sortant avec toi !
-Al, il faut que tu le fasses, a dit le petit frère. C’est trop dangereux…
-La ferme. Je le sais, ok ? Mais d’une façon ou d’une autre, ils l’ont vu, ils l’ont senti. Alors elle est déjà en danger !
-Ne parlez pas de moi comme si je n’étais pas là !
Puis j’ai percuté ce qu’il venait de dire.
-Je suis en danger ? Pourquoi ?
Allan a passé une main nerveuse dans ses cheveux.
-Je ne peux rien te dire. Je voudrais tant… je voudrais tant pouvoir le faire, mais je n’en ai pas le droit. Et si je brise cette règle, nous aurons tous les deux des ennuis. De graves ennuis.
La voiture s’est arrêtée et j’ai réalisé que nous étions devant chez moi.
-Nick, laisse-nous, a ordonné Allan.
Son frère a obéi sans protester, s’excusant encore pour les ennuis qu’il nous avait apportés. Allan s’est tourné vers moi et il a pris délicatement mon menton entre ses doigts pour tourner mon visage vers lui.
-Je vais être honnête avec toi : tu me plais. Tu me plais depuis que j’ai emménagé ici. Et j’avais tellement envie que les choses changent entre nous que je n’ai pas pensé aux conséquences. Mais je crois que tu n’as pas prête pour ça. Pas prête pour moi et pour… mon monde.
Alors quoi ? Il était en train de rompre avec moi alors que nous n’étions même pas un couple ? J’ai senti mon cœur se serrer à cette pensée. Et j’ai réalisé que malgré ce dont je venais d’être témoin, je n’étais pas certaine de vouloir qu’il me repousse.
-Ton monde ? Qu’est-ce que ça veut dire : le monde de quoi ? Tu fais partie de la mafia ou quelque chose du genre ?
Allan a éclaté de rire.
-Quelque chose du genre, oui.
Je n’ai pas retenir un frisson de frayeur. Il était sérieux, là ? Mais dans quoi est-ce que je venais de mettre les pieds ?
-Alors c’est à toi de décider : si tu veux qu’on continue de se voir, si tu veux qu’on sorte ensemble, il faudra que tu acceptes que je ne puisse pas tout te dire sur ma vie.
Il a relâché mon menton pour caresser ma joue avec une tendresse qui a envoyé des centaines de papillons dans mon estomac.
-Mais si tu veux qu’on continue notre relation de voisinage, je suis d’accord aussi. Ce serait plus simple et plus sécuritaire pour toi. Ce n’est pas ce que je veux, mais je vais respecter ton choix quel qu’il soit.
-Et les hommes de tout à l’heure ? Tu as dit que j’étais en danger à cause d’eux ?
-D’une façon ou d’une autre, je te protégerai. Je ne laisserai rien de mal t’arriver, je te le promets.
Il s’est détourné de moi et a agrippé le volant à deux mains.
-Maintenant, dis-moi ta décision. Je suis prêt à l’entendre…

OPTION 1 : Vous décidez de ne pas revenir en arrière. Votre attirance pour Allan est peut-être un peu plus qu’un simple béguin parce que vous vous sentez prêtes à affronter le danger pour lui. X

OPTION 2 : Peu importe ce que vous ressentez, vous préférez prendre vos distances avec Allan et sa vie sans dessus dessous. Pour l’instant.

Consigne : Lire un roman dont le titre comporte un chiffre (autre que le numéro du tome)

=> Jocker

J’avais choisi Allan et ses secrets, presque sans hésitation. Et je ne le regrettais pas ! Nous sortions ensemble depuis trois semaines et c’était fantastique. Bon, parfois, ses secrets pesaient lourds sur notre relation. Parfois, j’avais envie de hurler lorsque je lui posais une question et qu’il me répondait : Je ne peux pas t’en parler. Mais mis à part ce détail, notre relation était parfaite.
Et ce qui était encore plus chouette, nous n’avions pas eu de nouvelles menaces. Peut-être Nick et Allan avaient-ils exagérés en disant que j’étais en danger ?
C’était ce que j’espérais…
Jusqu’à ce qu’un matin, Allan ne se présente pas à ma porte pour m’amener à l’école. Je suis donc arrivée en retard, j’ai reçu un billet de ma professeure, et lorsque j’ai voulu demander des explications à mon petit ami, pendant la pause, j’ai réalisé qu’il n’était pas à l’école. Je lui ai envoyé un message texte, mais il n’a pas répondu.
Un sentiment de malaise m’a envahi.
Allan répondait toujours à mes textos, peu importe l’heure à laquelle je les envoyais. Était-il malade ? J’ai essayé de trouver Nicholas pour lui demander, mais ses amis m’ont dit qu’il était lui aussi absent.
C’était de plus en plus bizarre et je ne pouvais m’empêcher de penser aux deux hommes qui les avaient agressés.
En terminant les cours, je me suis donc dirigée vers la maison voisine de la mienne et j’ai cogné à la porte avec force. Il semblait n’y avoir pas âme qui vive à l’intérieur. Comme je ne pouvais pas abandonner aussi facilement, j’ai insisté pendant quelques minutes, puis, parce que j’étais de plus en plus anxieuse, j’ai fait le tour de la maison et je suis entrée dans la cour arrière. Je me suis approchée de la porte-fenêtre et j’ai collé mon visage sur la vitre, tentant de voir ce qui se passait à l’intérieur.
Aucun bruit, aucun mouvement. Il n’y avait personne. Où étaient-ils donc passés ? Et qu’est-ce que je devais faire maintenant ? Est-ce que je m’inquiétais pour rien ? J’ai fait demi-tour pour retourner chez moi, mais je me suis figée presque aussitôt. Devant moi se tenait… un loup. Ou un chien qui ressemblait exactement à un loup. Oui, ce devait être un chien. Il n’y avait pas de loup par ici.
Un peu rassurée, mais pas totalement, j’ai fait un pas vers l’animal.
-Hey ! Salut toi ! Tu es perdu ?
Le loup est resté immobile, à me fixer de ses yeux jaunes qui semblaient bien trop intelligents. Puis ses babines se sont retroussées et il m’a montré les dents de manière agressive. J’ai reculé de quelques pas.
-Tout doux. Je ne te veux pas de mal, ai-je dit de ma voix la plus apaisante.
Je me suis accroupie et j’ai tendu la main vers lui, essayant de ne pas lui montrer ma peur.
L’animal s’est approché, il m’a laissé le caresser. Puis il a enfoui son museau dans mon cou et j’ai senti ses dents contre ma peau. J’ai retenu mon souffle, de peur qu’il ne me morde pour de bon si je bougeais. Ses crocs se sont enfoncés de plus en plus dans ma peau et j’ai glapi de douleur. J’ai essayé de le repousser, de m’éloigner, mais il était trop fort pour moi. Une de ses pattes s’est posée sur ma poitrine et j’ai senti ses griffes traverser mes vêtements. Je l’ai frappé de mes deux mains, j’ai crié, appelé à l’aide, mais il était inébranlable et il enfonçait ses dents de plus en plus forts.
L’animal, je doutais maintenant qu’il s’agissait d’un chien, a enfin relâché mon cou. Il se tenait au-dessus de moi, la patte toujours enfoncé dans ma poitrine et ses yeux jaunes m’ont fixée. J’ai retenu mon souffle. Il semblait tellement humain !
Maintenant que ses crocs ne me retenaient plus prisonnière, j’aurais pu m’enfuir, mais étrangement je n’en avais plus envie. J’ai tendu la main pour caresser le pelage magnifique du loup. Il était si beau ! Et j’étais à lui. Je lui appartenais.
Mon loup a grondé, mais son regard s’est dirigé sur un point derrière moi. Un autre grondement lui a répondu. Ils étaient deux, deux loups. Mon loup, au pelage gris et blanc, s’est couché sur moi, m’écrasant de tout son poids.
Et il a grondé de nouveau. Pas contre moi, c’était clair maintenant : il était furieux contre l’autre animal. On aurait dit qu’il lui interdisait de s’approcher de moi. Mais l’autre loup, entièrement noir, s’est tout de même précipité vers nous. Il a sauté sur mon loup et l’a fait tomber loin de moi.
J’ai eu l’impression de recevoir un seau d’eau glacé sur le visage. Je me réveillais d’un cauchemar. Qu’est-ce que je fichais là, à attendre de me faire tuer par des loups enragés ? Je me suis remise debout, quittant la cour doucement malgré mon envie de courir. Mais j’ai attendu d’être devant chez moi pour laisser s’exprimer ma panique : je suis entrée aux pas de course dans ma maison, j’ai verrouillé la porte derrière moi avant de m’y laisser tomber.
Je n’avais aucune idée de ce qui venait de se passer. Mon beau-père apparu devant moi, les sourcils froncés.
-Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi as-tu claqué la porte ?
J’ai levé les yeux au ciel. Paul détestait le bruit et l’excitation. Mon petit frère et moi devions sans cesse nous comporter comme des robots.
-Je ne sais pas… je… je…
-Tu saignes !
Il est venu à moi et d’un mouvement sec, m’a obligé à pencher la tête pour examiner mon cou. Puis il a observé mon chandail en lambeaux, il s’est penché pour observer les traces de griffes que le loup y avait laissées. Son visage a aussitôt changé d’expression, passant de la fureur à ce qui ressemblait à de la peur.
-Qui t’a fait ça ? C’est lui n’est-ce pas ? Ton nouveau copain !
-Qu… quoi ? Bien sûr que non ! Ça n’a rien à voir !
Puis, parce que je ne pouvais plus me retenir, je lui ai tout raconté à propos des loups, sauf le moment où j’avais eu l’impression d’être connecté à celui qui m’avait blessée. Paul semblait de plus en plus paniqué.
-Tu crois qu’on devrait appeler la SPA ? Tu crois que je peux avoir attrapé la rage ? On devrait aller à l’hôpital ?
Mon beau-père n’a pas répondu.
-Paul ? Je suis blessée et il y a des loups derrière chez nous : qu’est-ce qu’on doit faire ?
-Va chercher ton frère dans sa chambre et enfermez-vous dans mon bureau ! C’est la pièce la plus sûre de la maison.
Il m’a tendu la clé de son bureau.
-Vous n’en sortez pas, sous aucun prétexte, jusqu’à ce que je vienne vous chercher.
-Mais tu ne peux pas sortir ! Est-ce que tu m’as entendu : il y a des loups qui se battent ! Ils vont te blesser toi aussi !
-Vas-y jeune fille ! Tout de suite !
J’ai obéi en grommelant contre les beaux-pères autoritaires. Mon frère et moi sommes entrés dans le bureau, comme demandé, mais au moment de refermer la porte, j’ai hésité.

OPTION 1 : Vous mettez votre petit frère en sécurité et ensuite, vous retournez dehors. Ce n’est pas raisonnable, mais vous ne pouvez pas laisser votre beau-père affronter seul deux loups !

OPTION 2 : Vous écoutez Paul et vous vous cachez avec votre frère. Les loups vont ont effrayée suffisamment pour que vous n’ayez pas envie de vous retrouver de nouveau face à eux et votre cou vous fait un mal de chien, sans mauvais jeux de mots ! X

Consigne : Lire un roman avec un ou des livres (grimoire ou cahier ça fonctionne aussi) sur la couverture

=> Fahrenheit 451 de Ray Bradburry

 

 

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